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jeudi 8 octobre

Un panneau solaire fonctionne-t-il par mauvais temps ?

Malgré un ciel gris ou une averse, un panneau solaire continue de fonctionner. Sa production baisse toutefois en cas d'intempéries et sa résistance aux conditions climatiques dépend principalement de la qualité de la pose. Dans cet article, découvrez ce que produit un panneau solaire par mauvais temps, ce qu'il risque sous une intempérie musclée et comment l'entretenir.

Publié par Paul de Preville

Un panneau solaire fonctionne-t-il quand il pleut ou par temps couvert ?

Oui ! Même sous la pluie ou par temps couvert, un panneau solaire produit de l'électricité, mais moins qu'en plein soleil.

Un panneau photovoltaïque fonctionne en effet à la lumière, or sous les nuages et la pluie, la lumière diffuse, c'est-à-dire le rayonnement du soleil dispersé par les gouttes d'eau et les nuages, peut être une source d’énergie exploitable.

Production panneau solaire sous la pluie

Production solaire d'un panneau sous la pluie

Plus la pluie est dense, plus les gouttes bloquent la lumière avant qu'elle atteigne les cellules. Ainsi, la production d'un panneau solaire dépend de l'intensité de l'averse :

  • sous une pluie légère, la production baisse en général de 10 à 25 %,

  • sous une forte pluie ou un orage, la production photovoltaïque peut diminuer de 80 à 90 %.

Par exemple, une installation de 6 kWc qui produit environ 20 kWh par une journée ensoleillée de printemps ou d'automne ne produit plus que 2 à 4 kWh durant une journée pluvieuse.

Remarque

La pluie a l’avantage de rafraîchir les panneaux, dont les cellules fonctionnent mieux à basse température.

Production solaire par ciel couvert ou par brouillard

Rétablissons la vérité sur les panneaux solaires : oui, il est possible de produire de l’électricité photovoltaïque lorsque le soleil se cache derrière les nuages. Cependant, plus les nuages sont épais, plus ils arrêtent la lumière.

  • sous un ciel légèrement couvert, un panneau conserve 50 à 70 % de la production d'une journée ensoleillée,

  • sous une couverture épaisse, sa production est divisée par 4 ou 5, mais elle reste souvent suffisante pour couvrir le talon de consommation d'un logement (box internet, réfrigérateur, etc.).

Dans le brouillard, la baisse est plus forte encore : les microgouttelettes en suspension bloquent une grande partie de la lumière, directe comme diffuse. Les pertes atteignent alors 85 à 95 % de la production habituelle.

Production panneau solaire selon la meteo

Le saviez-vous ?

Lorsque le ciel est composé de nuages fragmentés, la lumière qu'ils renvoient s'ajoute à celle du soleil. Le rayonnement reçu au sol peut alors dépasser de plus de 30 % celui d'un ciel clair, selon une étude publiée en 2025 dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics.

Une installation solaire est-elle rentable dans une région pluvieuse ?

Oui, une installation solaire reste rentable dans une région pluvieuse. Elle y produit moins, mais la plupart des panneaux gardent un bon niveau de performance pendant 25 à 30 ans. Ainsi, la durée de vie d'un panneau solaire laisse largement le temps de rentabiliser une installation photovoltaïque.

Par exemple, en Bretagne, où il pleut souvent (mais que sur certaines personnes), imaginons un cas concret :

  • une installation de 3 kWc coûte 7 400 € chez Ensol et produit environ 3 460 kWh par an à Rennes (selon PVGIS),

  • un foyer rennais consomme 8 000 kWh par an, dont le solaire ne couvre que 30 % (ce qui est peu), soit environ 2 400 kWh consommés sur place,

  • le foyer économise ainsi environ 500 € par an : 2 400 kWh au tarif réglementé de 0,20 € le kWh (fixé au 1er août 2026), plus le surplus vendu au tarif d'achat de 1,1 c€ le kWh.

L'installation est donc remboursée en environ 15 ans, soit la moitié de l’espérance de vie des panneaux.

En fin de compte, le climat local compte moins que l'orientation et l'inclinaison d’un panneau solaire. En France, la meilleure exposition d'un panneau solaire est plein sud, avec une inclinaison de 30 à 35° : c'est elle qui capte le plus d'énergie sur l'année.

Par exemple, la même installation de 3 kWc orientée au nord ne produit qu'environ 2 240 kWh par an à Marseille, contre 3 460 kWh à Rennes si elle est orientée vers le sud.

Chez Ensol, nous étudions dès le départ, lors d'une visite sur place, tous les paramètres qui comptent : l'orientation et l'inclinaison du toit, la consommation du foyer, les zones d’ombre potentielles, etc. Dans de bonnes conditions, nos clients parviennent à rentabiliser leur installation à partir de 6 ans. Dans une région moins ensoleillée, le délai s'allonge, mais la rentabilité reste certaine : ce n'est qu'une question de temps.

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Panneaux pluvio-voltaïques : quand la pluie devient une source d'énergie

Des panneaux qui produisent de l'électricité grâce aux gouttes de pluie existent, mais seulement à l'état de prototypes de laboratoire. En février 2026, le CSIC (l'organisme public de recherche espagnol) présentait le sien comme un prototype breveté.

Remarque

Ces prototypes sont parfois appelés panneaux « hybrides ». Un mot qui désigne déjà des panneaux qui produisent à la fois de l'électricité et de la chaleur, sans rapport avec la pluie.

Concrètement, les panneaux pluvio-voltaïques reposent sur l'effet triboélectrique : quand deux matériaux de nature différente se touchent, des charges électriques passent de l'un à l'autre.

Sur ces panneaux, une couche de polymère transparent recouvre le module : l'impact des gouttes y produit des charges électriques, que captent des électrodes (jusqu'à 100 volts par goutte!).

Comme cette couche laisse passer la lumière, le panneau fonctionne par beau temps comme un panneau classique. Cela dit, le rendement du panneau photovoltaïque reste inférieur à ceux que nous installons chez nos clients.

Froid, hiver et neige : leurs effets sur la production solaire

La production des panneaux solaires en hiver est 2 à 5 fois plus faible qu'en été, selon la région. Cette baisse vient des journées plus courtes et du soleil plus bas, qui réduisent la lumière reçue, ainsi que d'un ciel plus souvent couvert.

Contrairement aux idées reçues, le froid améliore le fonctionnement des cellules : par temps froid et sec, un panneau peut être un peu plus performant qu'en plein été.

À l’inverse, la chaleur réduit le rendement. La puissance d'un panneau est mesurée à 25 °C (conditions standard de test) ; au-delà, ses cellules perdent 0,25 à 0,5 % de rendement par degré supplémentaire. Or, en plein été, la surface d'un panneau peut atteindre 65 °C…

Quant à la neige, une couche épaisse qui recouvre entièrement les panneaux peut stopper leur production jusqu'à ce qu'elle glisse ou fonde. Une fine couche, elle, laisse passer une partie de la lumière.

Remarque

Une fois les panneaux dégagés, la neige alentour leur renvoie de la lumière. La neige fraîche réfléchit jusqu'à 90 % de la lumière qu'elle reçoit (c'est l'effet d'albédo).

Utilisez notre simulateur afin d’estimer ce que votre toit peut produire grâce au soleil (ou aux nuages) de votre région.

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Pluie, grêle et neige : quels risques pour un panneau solaire ?

Par mauvais temps, deux risques se distinguent :

  • l'infiltration d'eau,

  • les chocs de la grêle et le poids de la neige.

L'eau de pluie peut-elle s'infiltrer dans l'installation ?

En principe, non : des panneaux certifiés sont conçus pour être étanches à l'eau et à l'air. La pluie, même violente, ne les abîme pas.

Cette étanchéité se mesure par l'indice de protection IP, suivi de deux chiffres. Dans « IP65 », par exemple, le premier chiffre (6) indique la protection contre les poussières, sur une échelle de 0 à 6, et le second (5) la protection contre l'eau, sur une échelle de 0 à 9.

Un panneau n'est pas toujours étanche à 100 % : de l’eau peut s’infiltrer en raison d’un défaut de fabrication, d’une mauvaise pose ou d’un choc. Une infiltration corrode alors les éléments métalliques et détériore les cellules : le panneau produit moins et vieillit plus vite.

Quatre précautions aident à protéger des panneaux solaires contre l'infiltration :

  • une inclinaison suffisante, pour que l'eau s'écoule au lieu de stagner,

  • des boîtiers et des connecteurs classés IP65 ou plus,

  • une pose en surimposition (moins complexe et moins risquée) plutôt qu'en intégration au bâti,

  • près de la mer, des panneaux certifiés IEC 61701, la norme de résistance au brouillard salin.

Surimposition et integration-au-bati

Après de fortes pluies, il est conseillé :

  • de suivre sa production, et faire diagnostiquer toute baisse inhabituelle,

  • d’appeler un professionnel en cas d'infiltration ou de condensation visible sous les cellules.

Remarque

Chez Ensol, toutes nos installations sont connectées à notre application de pilotage, qui affiche la production en temps réel. En cas de problème, notre équipe de maintenance intervient sous 48 h (et les frais de déplacement sont à notre charge).

Résistance des panneaux à la grêle et au poids de la neige

Grâce à leur verre trempé, cinq fois plus résistant aux chocs qu'un verre ordinaire, les panneaux certifiés et bien posés résistent à la grêle et au poids de la neige.

Par exemple, un test de la norme IEC 61215 consiste à projeter des billes de glace de 2,5 cm, à plus de 80 km/h, sur onze points du panneau. Cette norme impose aussi de pouvoir supporter une charge d'au moins 2 400 pascals (Pa, l'unité de pression), soit environ 245 kg posés sur chaque mètre carré.

Pour mesurer la résistance d’un panneau solaire à la grêle, les fabricants classent leurs panneaux de RG1 à RG5 : un panneau RG3 résiste à des grêlons de 3 cm, ce qui couvre la plupart des épisodes en France.

La neige, elle, devient lourde quand elle est mouillée : selon Météo-France, elle pèse alors 350 à 500 kg par mètre cube. Une couche de 50 cm de neige mouillée pèse ainsi 175 à 250 kg par mètre carré. En réalité, ce cas de figure reste très rare.

Conseil

Une couche épaisse de neige se retire avec un râteau à neige doux, un souffleur ou de l'eau tiède. En revanche, une raclette métallique, un outil abrasif ou une eau à plus de 40 °C sont déconseillés car ils risquent d’abîmer le verre.

Chez Ensol, nous recommandons le panneau solaire Azur 500 de DualSun. Il est notamment certifié RG4 et garanti pendant 30 ans.

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La pluie suffit-elle à nettoyer les panneaux solaires ?

Avec le temps, des dépôts s'accumulent sur les panneaux (poussière, pollution, pollens, débris végétaux) : ils font écran à la lumière et réduisent le rendement.

Heureusement, la pluie rince en général la poussière, la pollution et les pollens. Dans les régions pluvieuses, ce nettoyage naturel réduit les frais d'entretien.

La pluie n'emporte pas tout pour autant : le pollen collé, les fientes d'oiseaux et les feuilles mortes peuvent résister, et en bord de mer s'y ajoutent le sel et le sable.

Selon une étude menée à l'échelle de l'Europe, publiée en 2025 dans la revue Renewable Energy, la saleté peut faire perdre 5 % de la production annuelle si la pluie ne nettoie pas efficacement les panneaux.

L'entretien des panneaux solaires n'est pas obligatoire mais un nettoyage complet est recommandé une à deux fois par an, de préférence à la fin de l'automne et au début du printemps. Sur un toit difficile d'accès, mieux vaut le confier à un professionnel.

Conseil

Le nettoyage des panneaux solaires se fait à l'eau tiède, pour éviter un choc thermique, de préférence le matin, sans nettoyeur haute pression ni eau calcaire.

Comment réduire l'effet du mauvais temps sur la production ?

Deux leviers limitent l'effet du mauvais temps sur l'électricité solaire dont dispose un foyer :

  • le choix du panneau,

  • le stockage.

Existe-t-il un panneau adapté aux régions pluvieuses ?

Non. Aucun panneau n'est conçu spécialement pour les régions pluvieuses : par faible luminosité, tous produisent moins, mais pas dans les mêmes proportions. Trois caractéristiques limitent cette baisse :

  1. Le rendement : des cellules à haut rendement et un traitement anti-reflets captent mieux la lumière qui reste. Les panneaux récents en convertissent une plus grande part, y compris par temps couvert,

  2. La technologie des cellules : les panneaux monocristallins ont un meilleur rendement que les panneaux polycristallins, y compris en faible luminosité. Parmi eux, les cellules TOPCon gardent un meilleur rendement que les cellules PERC quand la lumière baisse,

  3. La bifacialité : les panneaux bifaciaux captent aussi, par leur face arrière, la lumière que renvoient la neige ou un mur clair, et en tirent profit quand la lumière est diffuse.

Après avoir comparé de nombreux panneaux, nous recommandons aujourd'hui le DualSun Azur 500 pour ses qualités techniques et ses performances, notamment quand le soleil se cache (ses cellules TOPCon restent efficaces par faible luminosité). Ce panneau affiche une puissance de 500 Wc (watts-crête) et un rendement de 22,38 %, parmi les plus élevés du marché.

Batterie solaire : son apport les jours sans soleil

Une batterie de stockage solaire garde le surplus produit quand le soleil brille pour le restituer plus tard, le soir ou le lendemain, quand la production baisse. Elle lisse ainsi l'intermittence de la production, sans la supprimer.

Batterie solaire par mauvais temps

Remarque

Avec une batterie virtuelle, le surplus est envoyé sur le réseau, puis récupéré quand la production baisse. Le foyer paie alors seulement les taxes et l'acheminement de l'électricité récupérée.

Une batterie permet d’augmenter le taux d'autoconsommation, c'est-à-dire la part de la production solaire que le foyer consomme lui-même au lieu de la vendre. Par exemple, un foyer qui consomme 60 % de sa production peut ainsi approcher 80 % avec une batterie. Cela permet de générer davantage d’économies chaque année et d’amortir le prix des panneaux plus rapidement.

À savoir

une batterie peut aussi rapporter de l'argent. En rejoignant le réseau qu’Ensol a mis en place, une installation équipée d'une batterie ou d'équipements pilotables peut rapporter 100 à 300 € par an, sans effet sur le confort du foyer.

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Panneau solaire et mauvais temps : que produit-il vraiment ?